Comment tester un relais de voiture au multimètre

Stéphane Lesage 13 juin 2026
Main de personne retirant un fusible orange d'une boîte à fusibles de voiture. Cela fait partie de la procédure pour comment tester un relais de voiture.

Table des matières

Un relais automobile peut sembler secondaire, mais il pilote souvent des circuits essentiels comme les phares, le klaxon, la pompe ou le ventilateur. Savoir comment tester un relais de voiture permet d’éviter un remplacement inutile, de gagner du temps et de remonter plus vite à la vraie cause d’une panne électrique.

Les points à retenir avant de tester un relais

  • Je coupe toujours le contact et j’évite de manipuler le relais sous tension sans raison.
  • Les bornes 85 et 86 servent en général à la bobine de commande, 30 au commun, 87 au contact de travail, et 87a existe sur certains modèles à 5 broches.
  • Une bobine en bon état affiche souvent une résistance d’environ 50 à 100 ohms, parfois un peu plus selon le relais.
  • Un relais sain doit cliquer franchement lorsqu’on alimente sa bobine.
  • Si le relais est bon, je vérifie ensuite le fusible, la masse, le porte-relais et le câblage.

À quoi sert un relais et quels symptômes doivent alerter

Dans un circuit d’éclairage ou d’alimentation, le relais joue le rôle d’interrupteur commandé à distance. Il permet à une faible intensité de déclencher un circuit plus puissant, sans faire passer tout le courant dans le bouton, le commodo ou le calculateur. En pratique, c’est lui qui évite de surcharger la commande et qui sécurise le fonctionnement des équipements.

Quand il commence à fatiguer, les signes ne sont pas toujours nets. Un phare qui s’allume une fois sur deux, un feu additionnel capricieux, un klaxon silencieux ou un accessoire qui fonctionne seulement après plusieurs essais sont des indices crédibles. Je me méfie aussi des pannes “fantômes” où l’on entend un clic mais où rien ne sort côté puissance.

Symptôme Ce que cela peut suggérer Contrôle logique ensuite
Aucun clic Bobine coupée, absence d’alimentation de commande, relais grippé Mesure de résistance sur 85-86, puis vérification de la tension de commande
Clic présent mais circuit inactif Contacts brûlés ou oxydés Test de continuité entre 30 et 87 ou 30 et 87a selon le modèle
Fonctionnement intermittent Relais fatigué, cosse lâche, oxydation du porte-relais Contrôle du relais hors véhicule puis inspection du support
Fusible qui saute Court-circuit aval ou montage inadapté Recherche du défaut sur le faisceau et les accessoires alimentés

À partir de là, le bon réflexe consiste à identifier précisément le modèle de relais, car le test n’est pas le même sur une version à 4 broches et sur un modèle à 5 broches. C’est justement ce repérage qui évite les contresens.

Guide pour comment tester un relais de voiture : mesure de résistance, continuité, alimentation et chute de tension.

Identifier les bornes avant le test

Avant de sortir le multimètre, je regarde toujours le dessin moulé sur le relais ou le schéma imprimé sur son boîtier. C’est le moyen le plus sûr de savoir quelles bornes correspondent à la bobine et quels contacts sont normalement ouverts ou fermés. Les numéros les plus courants sont 85, 86, 30, 87 et parfois 87a.

En pratique, voici la logique que j’applique presque systématiquement.

  • 85 et 86 : bornes de la bobine de commande. C’est la partie qui reçoit la tension de pilotage.
  • 30 : borne commune, souvent reliée à l’alimentation ou à l’entrée principale du courant.
  • 87 : contact normalement ouvert, qui laisse passer le courant quand le relais s’active.
  • 87a : contact normalement fermé, présent sur certains relais à 5 broches, en liaison avec 30 au repos.
Je fais une distinction nette entre les relais simples et les relais à bascule. Un modèle à 4 broches est plus direct à lire, tandis qu’un relais à 5 broches ajoute un contact de repos utile dans certains montages d’éclairage ou de gestion d’accessoires. Une fois ce plan de bornage compris, le test au multimètre devient beaucoup plus lisible.

Tester la bobine et les contacts avec un multimètre

Je procède toujours en deux temps: d’abord la bobine, ensuite les contacts. C’est la méthode la plus fiable pour éviter de confondre un relais réellement HS avec un simple problème d’alimentation dans le véhicule. Le relais doit être déposé de son support pour travailler proprement, sauf cas particulier où l’on fait un diagnostic sur le véhicule avec accès direct aux bornes.

  1. Je règle le multimètre en mode ohmmètre et je mesure la résistance entre 85 et 86.
  2. Sur beaucoup de relais 12 V, une valeur située autour de 50 à 100 ohms est rassurante, avec parfois une plage un peu plus large selon le constructeur.
  3. Si l’appareil affiche OL, l’infini, ou une valeur totalement incohérente, la bobine peut être coupée ou endommagée.
  4. Je contrôle ensuite le contact de puissance entre 30 et 87 sur un relais à 4 broches: au repos, il ne doit généralement pas y avoir de continuité.
  5. J’alimente la bobine avec 12 V. Si le relais est sain, j’entends un clic net.
  6. Une fois alimenté, le relais doit alors établir la continuité entre 30 et 87, avec une résistance très faible.

Sur un relais à 5 broches, je garde la même logique, mais j’ajoute le contrôle de 87a. Au repos, 30 est en contact avec 87a; une fois la bobine alimentée, le relais bascule et la liaison passe vers 30-87. Ce point change tout, parce qu’un relais 5 broches mal interprété peut donner l’impression d’être défectueux alors qu’il fonctionne parfaitement.

Quand je teste un relais équipé d’une diode de roue libre, je fais attention à la polarité. Si elle est inversée, la mesure peut être faussée ou le relais peut refuser de coller correctement. Ce détail compte davantage qu’on ne le pense, surtout sur les circuits récents ou sur certains accessoires ajoutés après coup.

Lire les résultats sans se tromper sur le type de relais

Le piège classique, ce n’est pas le test lui-même, c’est l’interprétation. Un relais peut cliquer sans pour autant laisser passer le courant correctement. À l’inverse, une mesure de résistance correcte sur la bobine ne garantit pas que les contacts de puissance soient propres. Il faut donc lire les résultats comme un ensemble, pas comme une seule valeur isolée.

Résultat mesuré Lecture probable Ce que je fais ensuite
85-86 autour de 50 à 100 ohms Bobine généralement saine Je passe au test de commutation
85-86 en OL Bobine coupée Relais à remplacer
85-86 très proche de 0 ohm Possible court-circuit interne Relais à remplacer sans insister
30-87 fermé au repos sur un relais 4 broches Contact collé ou incohérence de type Je revérifie le schéma du relais
30-87 ne ferme pas après alimentation Contacts usés, mécanisme bloqué ou bobine inefficace Je refais un essai avec une alimentation stable
30-87a actif au repos puis bascule vers 87 Relais 5 broches fonctionnel Aucun remplacement nécessaire

Dans un circuit d’éclairage, ce diagnostic est précieux parce qu’il permet de séparer le relais du reste du système. Si le test est conforme, la panne est ailleurs. Et c’est souvent là que l’on gagne le plus de temps sur une recherche électrique bien menée.

Les erreurs qui faussent le diagnostic

J’ai vu trop de relais condamnés à tort pour des erreurs de méthode assez simples. Le plus fréquent, c’est de tester sans avoir identifié les bornes, puis de conclure trop vite. Le deuxième piège, c’est de mesurer le relais en place, avec le circuit du véhicule encore branché, ce qui peut introduire des lectures parasites.

  • Ne pas distinguer 87 de 87a sur un relais à 5 broches.
  • Oublier la polarité sur un relais équipé d’une diode interne.
  • Interpréter un clic comme la preuve que tout va bien.
  • Confondre défaut de relais et mauvaise masse du circuit alimenté.
  • Mesurer une bobine sans savoir si le relais est conçu pour un comportement particulier.

Je recommande aussi de ne jamais négliger l’état des broches et du porte-relais. Une cosse desserrée, une trace de chauffe ou une oxydation légère peut suffire à provoquer une panne intermittente très difficile à reproduire. C’est souvent plus banal qu’un relais “mystérieusement” mort.

Si le relais est bon, vérifier le reste du circuit

Quand le relais passe les tests, je ne m’arrête pas là. Sur un problème de phares, de feu additionnel ou de klaxon, la vraie panne se cache souvent dans l’alimentation amont ou dans la partie aval du circuit. C’est la séquence de contrôle qui évite de changer des pièces au hasard.

  • Je vérifie le fusible lié au circuit concerné.
  • Je contrôle la présence du 12 V à l’entrée du porte-relais.
  • Je cherche une masse propre et réellement conductrice.
  • Je regarde le faisceau pour détecter un fil coupé, pincé ou oxydé.
  • Je teste l’organe final, comme l’ampoule, le moteur de ventilateur ou l’avertisseur sonore.

Dans les circuits d’éclairage, il faut aussi penser au commodo, au calculateur de carrosserie ou à la commande d’origine quand le véhicule en est équipé. Un relais peut être parfaitement sain et ne jamais recevoir l’ordre de fermeture. C’est pour cela que je raisonne toujours en chaîne complète, du signal de commande jusqu’à la charge finale.

Les réflexes que je garde avant de remonter

Avant de remettre le relais en place, je vérifie une dernière fois la référence, l’orientation des broches et l’état du support. Si le boîtier est noirci, si une borne est chauffée ou si le relais a l’air très différent de celui d’origine, je préfère comparer avant de remonter. Ce petit contrôle évite beaucoup d’allers-retours inutiles.

La méthode la plus sûre reste simple: identifier les bornes, tester la bobine, écouter le clic, puis valider la continuité des contacts sous tension. Si tout est cohérent, le relais est rarement le coupable. Et si le test échoue, le remplacement devient une décision technique, pas un pari.

Questions fréquentes

Sur beaucoup de relais 12 V, une résistance d’environ 50 à 100 ohms est rassurante, parfois un peu plus selon le constructeur. Si le multimètre affiche OL, l’infini ou une valeur incohérente, la bobine peut être coupée. Une valeur très proche de 0 ohm peut aussi indiquer un défaut interne.

Les bornes 85 et 86 servent à la bobine, 30 est le commun et 87 le contact normalement ouvert sur un relais à 4 broches. Sur un modèle à 5 broches, la borne 87a s’ajoute et relie 30 au repos. Quand la bobine est alimentée, le relais bascule et la liaison passe de 30-87a vers 30-87.

Non. Le clic montre seulement que la bobine réagit, pas que les contacts de puissance laissent bien passer le courant. Il faut vérifier la continuité entre 30 et 87, ou entre 30 et 87a sur un modèle à 5 broches, pour confirmer que le relais commute correctement.

Il faut ensuite contrôler le fusible, la présence du 12 V à l’entrée du porte-relais, la masse, le faisceau et l’organe final comme l’ampoule, le ventilateur ou le klaxon. Sur certains véhicules, il faut aussi regarder le commodo ou le calculateur de carrosserie, car le relais peut ne jamais recevoir l’ordre de fermeture.

Les erreurs les plus courantes sont de confondre 87 et 87a, de tester sans identifier le schéma du relais, ou d’oublier la polarité sur un relais équipé d’une diode de roue libre. Mesurer le relais en place, avec tout le circuit branché, peut aussi donner des lectures parasites.

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Autor Stéphane Lesage
Stéphane Lesage
Je m'appelle Stéphane Lesage et j'ai quatre ans d'expérience dans le domaine de l'entretien, de la réparation et des accessoires auto. Mon intérêt pour l'automobile a commencé dès mon jeune âge, lorsque je passais des heures à observer des mécaniciens travailler. Aujourd'hui, je me consacre à aider les lecteurs à mieux comprendre les enjeux liés à leur véhicule, en simplifiant des sujets parfois complexes et en partageant des astuces pratiques. Dans mes écrits, je m'efforce de fournir des informations utiles, précises et à jour. Je m'intéresse particulièrement aux dernières tendances en matière d'entretien automobile et je veille à vérifier mes sources pour garantir la fiabilité des contenus que je propose. Mon objectif est de rendre l'univers de l'automobile accessible à tous, en organisant les connaissances de manière claire et compréhensible.

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